Summer – Monica Sabolo

9782709659826-001-TInformations :
Auteur : Monica Sabolo
Edition : JC Lattès
320 pages
19€

Quatrième de Couverture : 
Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image  : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs  ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes  ? Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

Mon Avis : 
Les secrets de famille sont toujours la garantie de passer un bon moment lecture …

Summer c’est l’histoire d’une jeune fille qui disparaît durant un pic-nic aux abords du Lac Léman. Cette histoire c’est l’implosion d’une famille qui pense plus à son image de marque qu’à tout le reste. Mais dans l’histoire, il y a un frère qui encore vingt années plus tard ne sait pas vivre avec ce drame familial qui a fait la une de toute la presse suisse. Mais sous les abords de bonne famille, ce vernis si brillant de toutes les couches de faux semblant, tout va voler en éclat, Benjamin, le premier. Benjamin, si proche de sa soeur et de ses amies. Dans cette course à la vérité, il butera contre d’anciens démons car l’oubli, le brouillard des drogues est son seul refuge. C’est probablement le désespoir qui va le pousser à chercher la vérité sans relâche, découvrir ce qu’il a bien pu se passer et pourquoi.
Ce livre est touchant et montre bien que même le temps ne guérit pas certaines blessures surtout si elles sont cachées sous des non-dits. Parfois, il n’est pas bon de déterrer des vieux souvenirs car une chose peut en entraîner une autre et c’est ce qu’on voit dans cette histoire de famille fragile et précaire. L’auteur a réussi à m’instiller une certaine morne au travers début de l’histoire, ensuite nous envoie dans une zone de flou et de questions sans réponses pour après nous mettre dans un état de fièvre, celui de savoir et d’en être obsédé. Pour arriver à la fin où tout vole en éclat telle une maison précaire en bois prise dans la tornade.

Benjamin est un peu le dindon de la farce, tout le monde l’aime bien et son côté naïf le rend un peu ignorant de ce qu’il se passe autour de lui. Toute sa vie, il va subir cet état de fait sans vraiment le comprendre. Il comprendra également que sa guérison ne passera pas par une simple discussion de ce qu’il s’est passé ce jour-là au bord du lac. Pour lui, la seule façon d’en finir et d’avoir le fin mot de l’histoire. 
Il m’a fait de la peine, il souffre du silence, du manque de communication et aussi du fait que ces pour ses parents rien ne compte plus que l’apparât. Il est attachant et parfois pathétique selon les situations, la pitié est au rendez-vous. Une raide pente, une glissade vers le fond qu’il touchera plus d’une fois. 

Une autre découverte en cette rentrée littéfaire qui m’aura pleinement satisfaite. Un drame qui aurait pu être traité sous le prisme du thriller mais dont l’auteur a pris le parti de jouer la carte du drame contemporain. L’auteur fait monter la pression petit à petit pour une fin que j’ai commencé à entrevoir mais qui reste cependant remarquable et qui clôt parfaitement cette lecture. 

 

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