L’Horloge de l’Apocalypse – Lorris Murail

71E1iSnFUxLInformations : 
Auteur : Lorris Murail 
Editeur : Pocket Jeunesse 
336 pages 
15€

Quatrième de Couverture : 
En cavale malgré elle, Norma, dix-neuf ans, abandonne tout pour se cacher dans une tiny house au fin fond du désert d’Arizona. À sa charge, Liz, sa nièce de huit ans qu’elle doit protéger. Pour survivre, elle trouve un boulot de serveuse dans le diner du coin. Alors que Norma peine à s’acclimater à sa nouvelle vie et aux habitants agressifs de la région, elle découvre un mystérieux canal radio. Elle se met alors à écouter en boucle un certain O.T., jeune animateur qui mêle blues, anti-trumpisme et prêches apocalyptiques sur le dérèglement climatique et la fin du monde…

Mon Avis : 
Un excellent concept de base qui m’a complètement perdue tant c’était décousu et dont je n’ai pas compris l’intérêt. Je n’avais pas lu le résumé mais directement je savais de quoi il en retournait et l’idée était redoutable. Mais elle a été redoutablement mal utilisée. J’essaye encore de comprendre le pourquoi et le comment de ce livre. 

Norma est donc une jeune fille sans histoire qui se retrouve à devoir déménager à l’autre bout du pays avec sa nièce parce que son frère se retrouve en prison. Il faudra environ cent cinquante ou deux cent pages pour comprendre pourquoi elle a dû prendre la fuite ainsi. C’est long, très long et l’auteur ne rebondit pas sur l’info, loin de là. Mais il faut avouer qu’elle ne sert à rien et qu’on ne fait que déduire ce qui se passe. 
Donc Norma se retrouve dans un coin perdu de l’Amérique profonde qui se trouve être une grosse caricature des votants Trump à fond pour la pollution. Une région profondément ancrée dans ses habitudes et profondément raciste ne jurant que par leur consommation fumante de diesel. Le gros beauf Américain en marcel avec son gros truck, sa barbe négligée et sa passion pour la bière. Mais dans cette ambiance noire et morose, Norma écoute une radio qui est détestée par la population, cette radio est tenue par une personne au pseudonyme de Oneway Ticket. Une radio qui n’est qu’une litanie sur l’écologie et les ravages de l’homme sur terre, même lui n’arrive pas à rendre le livre intéressant. Il dit quelques petites choses intéressantes, pour le reste ça s’arrête là. 
S’installe alors une certaine fascination de la part de Norma pour cet animateur particulier. Et voilà, ce truc va durer deux cent pages sans que l’on sache vraiment où l’auteur veut en venir et quel est l’intérêt du livre si ce n’est qu’une morale sur l’écologie plutôt très maladroite. Ça commencera à bouger à 50-75 pages de la fin tout en se disant que même la fin ne rattrape rien, au contraire … C’est tiré par les cheveux et ça n’a aucun intérêt si ce n’est que rajouter à la caricature de l’américain ouvrier un peu simple d’esprit (il faut bien ça pour voter pour Trump après tout). 

J’ai trouvé les personnages aussi insipides que l’histoire. 
Norma qui dit amen à son frère pour déménager du jour au lendemain alors qu’elle a un travail, un appartement sans se poser de questions et qui veut faire croire qu’elle n’est pas aussi stupide qu’elle en a l’air. Sauf que la fille met quand même plus cent cinquante pages, voir deux-cent, à comprendre pourquoi elle a dû déménager sans se poser plus de questions. 
Le reste des personnages ne vole malheureusement pas plus haut. 

Nous avons donc une excellent idée qui part dans tous les sens. 
Une jeune fille qui se retrouve à déménager dans un placard au milieu d’un champs dans un coin perdu des Etats-Unis sans se poser de question et juste parce que son frère le lui 31252915_1634083560015089_6561701286499057664_ndemande. Cette même jeune fille qui se prend de passion pour un animateur radio indépendant parlant d’écologie à tout bout de champs et détesté dans la région des pollueurs racistes. Norma qui enfin comprendra pourquoi elle se retrouve là, mais ne se posera pas plus de questions que ça, laissant le lecteur dans l’incompréhension la plus totale. Pourquoi, comment ? On ne le saura jamais, ce déménagement express et improbable n’est qu’une excuse à la suite dont l’intrigue ne tient à vraiment rien pour terminer de manière encore plus aberrante. 

Vous l’aurez compris, je n’ai pris aucun plaisir à ma lecture, loin de là. C’était décousu, brouillon, pas très cohérent et beaucoup trop cliché. 
La seule d’intéressante était la chronologie de cette horloge de la fin du monde qui se trouve actuellement à minuit moins deux. Pour vous faire une idée de cette fameuse horloge, je vous invite à lire la chronologie ICI.

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